Un patrimoine vivant,
les semences en héritage.

Ur glad bev, an had da herezh

jeudi 27 juin 2013

Kaol-kozh au café assoc "Le Salon"


Pour celles et ceux qui n'iraient pas voir Manu Chao à Saint-Nolff ce week-end, vous pouvez nous rejoindre à la Morinais. 
Un stand de Kaol-kozh y sera présent.


vendredi 21 juin 2013

Concert de soutient aux faucheurs volontaires à Berrien


Venez nombreux:


                                                                                                                                                           


Source: CBSFVO

jeudi 20 juin 2013

Fête des Amanins pour la Terre et l'Humanisme

Une « guérilla potagère » dans les rues de Lille

Des salades, des tomates, des pommes de terre, là, sur un bout de trottoir, au pied des arbres plantés sur les grandes axes. Depuis janvier, les membres d’un mouvement qui se fait appeler « Guérilla potagère » cultivent des micro-lopins de terre au cœur l’hyper-urbain.

 

Dans une grande rue de Lille : un panneau, un platane, un panneau, un platane, une salade, un plata… Une salade ? Une salade. Et même des pommes de terre. Et même des tomates. Depuis quelques mois, des micro-potagers ont germé dans Lille là où on ne les attend pas. Sur des bouts de terre que plus personne ne regarde, comme les carrés au pied des arbres qui bordent les routes. Pas grand-chose, un ou deux mètres carrés de liberté.
Rue Bûle-Maison, pile face à la CAF, de beaux plants de patates s’épanouissent au soleil tandis qu’à quelques mètres des frisées s’épaississent à vue d’œil. Planter librement dans l’hyper-urbain : l’idée a germé en Angleterre et les graines se sont dispersées dans le monde entier. Hors Lille, on appelle ça « Incredible Edible », pour Incroyable Comestible. En janvier, Julien, l’un des membres de la Guérilla potagère, s’intéresse au phénomène et constate une lacune. Sur la carte lilloise, foin de tomates sur terrain vague. Une réunion est organisée.
Certains ne sont pas restés « parce qu’il y avait trop de monde, dès la première réunion ! », se souvient Julien. Une trentaine de doux dingues accrochent à l’idée fraîche. Et cogitent. D’abord, le nom. « On tenait à se démarquer. Incroyable Comestible, ça sonnait bof. On a trouvé rigolo d’associer Guerilla à potagère. C’est tellement improbable ! » Ensuite, trouver les terres. « On s’est rapprochés de la mairie. Pas pour demander une autorisation, mais juste pour les prévenir. »


Les patates et la liberté

Lise Daleux, Cyrille Pradal ou encore Vinciane Faber, élus Verts, ont apporté leur bras et la caution « sérieux » au projet. Pas d’autorisation. Ni même de notes internes. Le projet Guérilla potagère cultive les salades, les patates et la liberté. « Qui va vous dire quelque chose si vous plantez une tomate ? Faut arrêter de se prendre la tête ! », se marre Julien. « Le truc, c’est de le faire là où c’est intelligent et non dégradant. » Le collectif plante là où la ville n’a plus les moyens d’entretenir, par exemple. Et voilà l’armée de la Guérilla potagère qui investit des bouts de terre. Chacun sa bêche et son seau. Aucune carte des terres exploitées pour l’instant. « Ce n’est pas quelque chose d’organisé, chacun fait comme il veut ! »
Loin des carcans classiques. La terre ? Elle est à tous. La récolte ? Elle profite à tous. « C’est de la nourriture à partager », martèle Julien. Comme la joie des gamins bluffés de découvrir, sur le chemin de l’école, trois-quatre salades qui poussent. Les risques ? « On sait qu’un mec bourré pourrait passer un soir et tout saccager. Mais c’est le jeu. » Julien imagine déjà sa première récolte de pommes de terre. « Je m’en ferai des frites, pour la Braderie. »
Et le pipi de chien alors ? On a osé, il s’est gaussé. « C’est drôle ça, les gens s’inquiètent du pipi de chien alors que ça les gêne moins quand les légumes sont arrosés de produits chimiques ! »

Source: La voix du nord

lundi 17 juin 2013

450 euros d’amende pour diffusion de « légumes clandestins »

        « Légumes clandestins » ! L’inscription ironique figure sur les pancartes que des jardiniers et des consommateurs brandissent ce 4 juin sous les fenêtres de la direction régionale de la concurrence et de la consommation à Toulouse. Ils dénoncent la pression sur les petits producteurs qui commercialisent des variétés de légumes non inscrits au catalogue officiel (lire nos précédents articles). Quinze jours plus tôt, le 17 mai, des petits maraîchers ont reçu la visite d’un agent de la répression des fraudes, sur le marché de Lavelanet, en Ariège. Leur délit : vendre des plants de tomates non inscrites au catalogue officiel et ne pas disposer de la carte du GNIS, l’interprofession nationale des semences et des plants. Ils encourent une amende potentielle de 450 euros...


        « Bien que pour eux qui vendent moins de 10 000 plants par an, cette carte soit gratuite, pour le moment du moins, cette visite a causé un certain émoi, d’autant plus que jusqu’ici cette activité annexe était tolérée et que ces maraîchers ignoraient même que cette carte était obligatoire », réagissent plusieurs organisations [1] dans une lettre commune. Ces dernières voient dans ce contrôle « un abus s’inscrivant complètement dans une logique de généralisation du fichage de toutes les activités et de toutes les personnes qui échappent au contrôle des multinationales ». L’élu écologiste François Calvet, Vice-Président de la commission agriculture du Conseil régional Midi-Pyrénées, considère également ce contrôle comme « inopportun ». « La vente de plants par les maraîchers peut-être un revenu complémentaire non négligeable, écrit-il. Au moment où l’économie agricole est en crise, il n’est pas acceptable que ces paysans soient mis en difficulté par une application zélée de la réglementation sur la propriété intellectuelle ».


       Plus largement, les organisations associatives et paysannes demandent à « répondre à la forte demande des jardiniers de pouvoir trouver sur le marché des plants leur permettant de cultiver toute la diversité des variétés paysannes, locales ou exotiques qui ne pourront jamais être toutes inscrites au catalogue. » Entre 1954 et 2002, 80 % des variétés potagères auraient été radiées du catalogue selon le Réseau semences paysannes. Des 876 variétés potagères inscrites en 1954, il n’en restait plus que 182 au catalogue officiel français en 2002. La raison de ces radiations ? Le poids de l’industrie semencière, qui, depuis cinquante ans, cherche « à standardiser les semences pour les adapter partout aux mêmes engrais et pesticides chimiques », estime le Réseau semences paysannes. « Ces contrôles sont effectués avec pédagogie pour protéger les consommateurs mais aussi les producteurs », assure pour sa part la directrice régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi, Catherine d’Hervé. Cette action intervient alors que la législation sur la commercialisation des semences et des plants est en cours de révision à l’échelle européenne.

Notes

[1Confédération Paysanne Midi Pyrénées et de tous les départements de la région, Réseau Semences Paysannes, Amis de la Terre Midi-Pyrénées, Amis de la Terre Périgord, Nature & Progrès Ariège, Nature & Progrès Hautes Pyrénées, Nature & Progrès Quercy Gascogne, Nature & Progrès Haute Garonne, Nature et Progrès Aveyron, Croqueurs de carottes, Collectif anti-OGM31, Pétanielle, Terre en vie 65, ATTAC Toulouse, Toulouse en transition, Collectif des Semeurs du Lodévois-Larzac, Kokopelli, collectif des Faucheurs Volontaires, les herbes folles de Saverdun,...

Source: Bastamag

dimanche 9 juin 2013

Un espoir pour les semences paysannes.

Cioloş, commissaire Européen
 à l'agriculture:
la réglementation des semences
 permettra l'échange
 de semences traditionnelles

Publié par Stephanie Roth , le mercredi 5 Juin, 2013

Cité dans un communiqué publié par l'agence de presse roumaine Agerpres, commissaire européen à l'Agriculture Dacian Cioloş a déclaré que sous la nouvelle réglementation petits producteurs peuvent continuer à échanger librement des semences et enregistrer de nouvelles variétés sans coût supplémentaire.

        Il a poursuivi en disant que toutes les variétés de semences traditionnelles qui sont déjà sur le marché seront enregistrées dans un registre distinct, sans frais pour les petits producteurs. Le commissaire a fait ces déclarations à l'ouverture de la 36e Congrès mondial de la Vigne et du Vin à Bucarest.
Interrogé sur la nouvelle réglementation des semences à l'échelle européenne, Cioloş a souligné que les messages alarmants sur cette directive ont été basées sur une version antérieure.
«J'ai récemment vu des messages alarmants ... qui, malheureusement, sont basés sur une version initiale du projet de règlement proposé par la Commission européenne. Il a été modifié à mon initiative, parce que nous voulions être compatible avec l'objectif de donner aux petits producteurs de nouvelles opportunités de marché. J'ai demandé l'introduction d'une série de questions dans le présent règlement qui reconnaissent séparément la production et la commercialisation des semences par les petits producteurs ", a déclaré le commissaire.
«Avec cette proposition, je crois avoir créé les conditions pour les petits producteurs à produire et commercialiser des semences sans aucun obstacle. Ce projet de règlement va maintenant aller devant le Conseil et le Parlement européen (PE), mais je suis convaincu que mon collègue Tonio Borg, le commissaire européen à la santé et protection des consommateurs, a déjà intégré tous ces aspects concernant les petits producteurs et la libre circulation des graines et que ces idées vont continuer à être soutenus par lui, y compris pendant les négociations avec le Parlement européen et la Commission. "
Sur la question de l'interdiction partielle récemment appliquée sur l'utilisation des pesticides du groupe des néonicotinoïdes, Cioloş a déclaré que «en général, le Conseil prend des décisions basées sur des preuves scientifiques. Quand il existe des preuves d'un impact de certains produits sur la santé humaine ... ou l'environnement, la Commission propose des mesures qui peuvent ensuite être adoptées par les États membres. Je ne peux pas donner plus de détails que ce problème est au-delà de ma portée. "


samedi 1 juin 2013

Les semences paysannes sur Arte!!

Un reportage sur un membre du Réseau Semences Paysannes
 et la nouvelle règlementation Européenne.

"Bienvenue dans mon jardin"




 Une nouvelle fois, 
les jardiniers vous ouvrent les portes de leurs jardin
 lors de l'opération "Bienvenue dans mon jardin", 
les 15 et 16 Juin 2013.

Plus d'informations sur le site de l'évènement: 
http://jardineraunaturel.org/bienvenue2013/

Parmi les participants,
 retrouver l'association Calendula
 et beaucoup d'autre à Saint Aubin du Cormier (35):